Bien sûr, les péniches dites "stationnaires" ne naviguent pas souvent vu qu'elles sont le lieu de vie (ou de travail) de leurs propriétaires et habitants.
Mais pour aller les caréner au slipway de Lyon-Gerland, elles reprennent leur qualité de bateau naviguant. On peut alors admirer la tranquillité et la beauté de la ville vue par le fleuve, au rythme lent mais sûr du gros diesel inaltérable.
Voici une video sur la traversée de Lyon côté Saône, du bateau De Plano en route pour le slipway.
Merci à Philippe de cette belle video!
mercredi 7 juin 2017
dimanche 7 mai 2017
Un Collectif pour les péniches stationnaires de Lyon
Le Collectif "Les Péniches de Lyon" est né.
Il sera officiellement présenté au public le samedi 13 Mai, lors de la fête du Pardon des Mariniers.
Une centaine de péniches dites "stationnaires" sont concernées par ce Collectif qui rassemble d'ores et déjà 4 associations: l'ARAHF bien sûr, mais aussi l'ALUVE (pour les bateaux de la Saône), l'AFHSA (pour les bateaux nord-saone) et les Tontons-Flotteurs.
Le Collectif s'est donnée 5 grands axes de travail, de réflexion et d'actions:
• Clarifier les rapports entre les habitants de l’eau, leurs autorités et la cité en général, ce qui passe par la considération, le respect et l’écoute réciproques.
• Exiger une réelle concertation pour plus de transparence et d’équité et une bonne intégration des bateaux « stationnaires » (logements ou autres) dans la réappropriation des fleuves par les lyonnais.
• Faire valoir l’intérêt pour Lyon de conserver et prendre soin de ces bateaux stationnaires, logements ou activités qui participent au vivre-ensemble.
• Obtenir un coût de stationnement juste et équitable pour éviter un élitisme par l’argent.
• Définir clairement les droits et devoirs de chacun.
En voici la communication de lancement. Le soutien de tous et toutes, habitants de la terre et de l'eau, mariniers et amis des fleuves est le bienvenu!
Il sera officiellement présenté au public le samedi 13 Mai, lors de la fête du Pardon des Mariniers.
Une centaine de péniches dites "stationnaires" sont concernées par ce Collectif qui rassemble d'ores et déjà 4 associations: l'ARAHF bien sûr, mais aussi l'ALUVE (pour les bateaux de la Saône), l'AFHSA (pour les bateaux nord-saone) et les Tontons-Flotteurs.
Le Collectif s'est donnée 5 grands axes de travail, de réflexion et d'actions:
• Clarifier les rapports entre les habitants de l’eau, leurs autorités et la cité en général, ce qui passe par la considération, le respect et l’écoute réciproques.
• Exiger une réelle concertation pour plus de transparence et d’équité et une bonne intégration des bateaux « stationnaires » (logements ou autres) dans la réappropriation des fleuves par les lyonnais.
• Faire valoir l’intérêt pour Lyon de conserver et prendre soin de ces bateaux stationnaires, logements ou activités qui participent au vivre-ensemble.
• Obtenir un coût de stationnement juste et équitable pour éviter un élitisme par l’argent.
• Définir clairement les droits et devoirs de chacun.
En voici la communication de lancement. Le soutien de tous et toutes, habitants de la terre et de l'eau, mariniers et amis des fleuves est le bienvenu!
jeudi 9 février 2017
La Charte de l'Habitat Fluvial
L'ARAHF adhère à la Fédération de l'Habitat Fluvial nationale (ADHF-F), qui réunit 500 bateaux-logement en France.
Lors de sa dernière Assemblée Générale, une Charte de l'Habitat Fluvial a été signée par les différents acteurs du fleuve. Nous veillons à ce qu'elle soit respectée par tous (bateaux, mais aussi par les autres acteurs du fleuve: organismes, établissements publics, collectivités...).
Nous pensons important de la diffuser largement.
La voici donc!
Elle est aussi à disposition sur le site de l'ADHF.
Charte
de l'Habitat Fluvial de l'ADHF-F
à
laquelle adhère l’ARAHF
Préambule
Les
adhérents de l'ADHF-F sont des habitants du fleuve. Ils aménagent leurs bateaux
pour y vivre sans but commercial ni lucratif.
La vie sur
l'eau, élément naturel dont ils acceptent les contraintes, est un choix
volontaire qui suppose la solidarité, l'entraide et la relation avec les autres
bateaux.
Ils ont
conscience de se trouver sur le domaine public fluvial, et d'avoir à en
partager l'accès avec les autres usagers, professionnels ou particuliers.
Le respect
de leur environnement, qui est leur propre cadre de vie, est aussi une
préoccupation constante.
Autrefois
marginal, c’est un mode de vie qui attire aujourd’hui, spontanément, de plus en
plus de monde.
Ce mouvement
s’accompagne d’un regain d’intérêt collectif pour le fleuve et pour ses
attraits, il nécessite par conséquent de préciser un certain nombre de
principes fondamentaux.
Cette charte
a donc pour but de proposer à nos adhérents actuels, futurs ou à d'autres
partenaires, des règles établissant les bases d’une intégration responsable de
l’habitat fluvial dans son environnement, et d’une meilleure compréhension de
ce mode de vie par l’administration, les collectivités locales traversées et
par l’ensemble des usagers du fleuve et de ses berges.
Y souscrire,
suppose le respect des différents points abordés.
1. Usage du
bateau
Il est très
important de définir clairement la notion d'usage du bateau dans le but de
préserver les zones
bateaux
logements telles qu'elles ont été reconnues au moment du rapport Grégoire en
1987 et jusqu'à ce jour.
Chaque zone
doit en effet être réservée exclusivement à l'usage pour lequel elle a été
créée.
Il existe
principalement 2 types d’usage pour les bateaux dit stationnaires:
a/ Usage logement
Il se
définit par l'occupation permanente ou occasionnelle d’un bateau, lequel sert
alors de logement, et ne représente pas directement une source de revenu pour
ses occupants.
La pratique
d'une activité professionnelle conjointe à l'habitation, mais qui ne tire pas
profit directement du bateau n'en modifie pas l'usage.
La location,
qui doit rester un droit, ne modifie pas non plus l'usage, dans la mesure où
celle-ci, quelle que soit la surface louée, ne devient pas une activité
professionnelle.
b/ Usage commercial
Par
opposition à l'usage logement, l'usage commercial se définit par l'exploitation
commerciale du bateau, et par l'existence de ressources engendrées par le
bateau en tant que tel.
La notion
d’habitat n’étant pas prise en compte dans cet usage, cette charte exclut par
définition les bateaux à usage commercial.
Nous n'avons
pas à intervenir sur l'utilisation que l'administration souhaite faire de son
domaine, mais l'intérêt de tous, propriétaires de bateaux comme riverains,
promeneurs, ou usagers de la voie d'eau, est de se garder des pressions
commerciales d'exploitation du domaine public, et de faire en sorte, entre
autre, que les zones réservées aux bateaux logements ne se confondent pas avec
les zones d’activités commerciales.
En conséquence,
s'il y a modification de l'usage logement d'un bateau en usage activité,
celui-ci doit être déplacé vers une zone activité.
2. Usage du
domaine public
a/ usage commun
L'usage
commun est celui utilisé lorsque le bateau se déplace et doit en conséquence
stationner dans des zones non dangereuses et non interdites, pour des périodes
courtes et variables selon la réglementation locale.
Cet usage,
qui rentre dans le cadre de la jouissance gratuite du domaine public, ne fait
pas l'objet d'une redevance de stationnement.
b/ usage privatif
L'usage
privatif correspond à l'attribution, toujours temporaire et résiliable, d'un
emplacement que l'État, moyennant redevance, réservé à un usager privé.
Dans le cas
particulier des bateaux logements cet usage privatif se traduit par une
Convention d'Occupation Temporaire (COT) assortie d'un certain nombre de
règles.
Lorsqu'un
bateau utilise de façon privative le domaine public, le principe d'une
redevance n'est alors pas
contestable,
mais le montant de celle-ci doit toujours reposer sur des bases réglementaires
et justifiées.
L'usage
privatif du plan d'eau sur lequel se trouve le bateau ne s'étend pas à la berge
attenante, et le respect de l'accessibilité et du passage des autres usagers
sur cette berge est une obligation pour les habitants du fleuve.
Dans la
convention d'occupation temporaire liée à l'usage privatif du domaine public,
le terme temporaire
précise
l'inaliénabilité du domaine public en général et fluvial en particulier.
En
conséquence l'emplacement utilisé en usage privatif ne peut être privatisé, il
ne peut donc pas être
vendu.
3. Droits et
devoirs
Parce que
l'habitat fluvial se trouve en très grande majorité sur le domaine public, il
est contraint à un
certain
nombre de devoirs ; mais parce que les propriétaires de bateaux logements sont
eux-mêmes des
usagers et
des citoyens, et qu'ils s'acquittent d'une redevance de stationnement, ils ont
aussi des droits.
Ces droits
et ces devoirs s'appliquent :
Avec l'administration
Celle-ci se
doit,
- d'adapter
les textes en fonction de l'usage particulier que représente l'habitat fluvial.
- de les
appuyer sur des lois ou décrets officiels.
- de les
établir en accords avec les associations représentatives, et de ne pas les
modifier sans consulter ces mêmes associations.
Ainsi les
accords passés en 1994, procurant une certaine stabilité du statut de l'habitat
fluvial doivent être respectés, et en particulier:
-
l'institution d'une COT d'une durée de 5 ans renouvelable par tacite
reconduction.
- le
renouvellement de l'emplacement en cas de changement de propriétaire, si aucune
modification d'usage ni aucune cause d'intérêt général ne s'y oppose. Toutefois
si l'emplacement ne peut être renouvelé l'administration doit tout mettre en
oeuvre pour retrouver au bateau un nouvel emplacement approprié.
Les
propriétaires de bateaux logements eux, se doivent de respecter les textes en
vigueur et en particulier
ceux
concernant la sécurité et l'entretien régulier.
Avec les collectivités locales et les communes en particulier
Les
habitants du fleuve sont des citoyens à part entière, ils peuvent donc
participer à la vie culturelle, associative et politique de la ville et avoir
accès à l'ensemble de ses services.
Ils
utilisent aussi les infrastructures et les établissements publics de cette
commune, du département ou de la région.
La
participation financière à ces services doit donc faire l'objet d'une réflexion
constructive avec les collectivités locales dans la limite du droit et d'une
égalité de traitement avec les autres habitants de la commune.
Avec les riverains
L'intégration
dans la vie communale passe par le respect des règles de bon voisinage, par le
soin apporté à l'aspect extérieur des bateaux et par la non-occupation abusive
de la berge.
La position
charnière, située entre terre et rivière, que les bateaux logements occupent,
doit également encourager leurs habitants à être ouverts aux échanges avec les
promeneurs et les riverains et à avoir une communication active et pédagogique
sur ce choix de vie.
Les
promeneurs et les riverains quant à eux se doivent de respecter l'intimité et
la vie privée des habitants du fleuve.
Avec les autres usagers de la voie d'eau
Les
habitants du fleuve doivent accepter l'amarrage occasionnel d'un bateau et
permettre le débarquement de ses passagers.
Ils doivent
aussi prévoir un passage suffisant pour pouvoir porter secours à d'éventuelles
personnes en difficulté.
Les autres
usagers de la voie d'eau se doivent d'être attentifs aux bateaux en
stationnement, de respecter les réglementations en vigueur, et notamment les
limitations de vitesse.
4.
Architecture, aménagement et aspect des bateaux
Il n'est pas
de notre rôle, de déterminer un modèle esthétique contraignant enfermant
l'imagination des propriétaires de bateaux dans un cadre définissant le bon
goût.
Il faut à ce
sujet remarquer que partout dans le monde, des architectures contradictoires et
parfois controversées ont pu, avec le temps, devenir des références.
Cependant
les bateaux logements sont d'abord des habitations flottantes qui dans leur
grande majorité stationnent sur le domaine public, et à ce titre leurs
propriétaires doivent respecter des règles de sécurité et de préservation de
l'environnement, officielles ou de bon sens.
a/ Sécurité et accès
Le cadre
légal du règlement bateaux logements définit des règles de construction qui
doivent être suivies (superstructure, stabilité, hauteur des ouvertures...)
Les
transformations faites au bateau, comme les réseaux d'alimentation reliés à la
berge, ne doivent pas entraver le passage des promeneurs, ni la circulation des
autres usagers de la voie d'eau.
La
construction doit être conçue pour ne pas mettre en danger les autres bateaux,
ou les personnes se trouvant à proximité.
Les organes
d'amarrage et de sécurité doivent être dégagés et accessibles pour permettre
les manoeuvres en navigation, et le réglage des cordes, des câbles ou des équoirres,
à quai.
b/ Intégration architecturale dans le site
Bien que
très difficilement codifiable, l'intégration architecturale du bateau dans le
paysage doit être un objectif toujours présent à l'esprit de tout propriétaire
de bateau logement, et les transformations effectuées doivent répondre le plus
possible à cet objectif.
L'aspect
extérieur, l'entretien des peintures, la propreté des ponts participent aussi
de cette intégration, et font partie des règles élémentaires que notre choix de
vie impose.
Rien ne doit
être fait, au niveau des aménagements ou des transformations qui puisse nuire à
la rivière, à
sa faune et
sa flore.
5. Respect de
l'environnement, rejets des eaux usées et entretien des berges.
Les
occupants des bateaux logements ont conscience qu'ils doivent s'intégrer dans
un milieu fragile.
La nature,
l'air et l'eau qui les entourent font partie de leur cadre de vie journalier,
et en cela, leurs habitants sont les premiers intéressés au respect de ces
éléments et à l'équilibre de ces milieux.
C'est la
raison pour laquelle, l'habitat fluvial refuse d'être considéré comme un bouc
émissaire de la pollution des rivières, mais ce qui n'empêche pas que chaque
propriétaire de bateaux a la responsabilité :
- de
connaître l'écosystème dans lequel ils se trouvent, et de faire en sorte de ne
pas le modifier.
L'eau est un
milieu propice à la biodiversité, et le développement comme l'amélioration de
celle-ci doit faire l'objet de toutes les attentions.
- d'éviter
les obstacles autour des bateaux qui pourraient entraîner l'accumulation des déchets
flottants sur la rivière.
- de déposer
dans les endroits appropriés et autorisés toutes les eaux grasses de fond de
cale et les hydrocarbures, ainsi que les déchets toxiques, liquides et solides.
-
d'appliquer, dès qu'une législation juste, efficace et non discriminatoire sera
en place, les règlements concernant les rejets d'eaux noires et d'eaux grises
- de ne pas
rejeter directement en rivière tous produits qui seraient susceptibles de
mettre en danger son équilibre, en pratiquant individuellement, et dans une
démarche de réduction à la source, un bon usage des différents produits
ménagers ou autre, employés dans la vie courante à bord.
6. Développement
de l'habitat fluvial
L'évolution
de l'habitat fluvial, par la recherche de nouveaux emplacements ou par
l'amélioration d'emplacements existants reste un de nos objectifs.
Pas
uniquement dans le but de développer un mode de vie, mais aussi parce que dans
beaucoup d'endroits, l'implantation des bateaux logements a activement
participé à l’amélioration de l’état et de la fréquentation des berges.
Cette
évolution doit se faire :
- dans le
respect des différents usages de la voie d'eau,
- en
concertation avec les communes et les riverains,
- en évitant
les concentrations et en favorisant plutôt un stationnement diffus.
Pour que
cette évolution soit équitable, il faut:
-
l'existence d'une liste d'attente claire et objective, et consultable par tous.
- la gestion
de cette liste par un interlocuteur unique, et sur la base d'un règlement
négocié
avec les
associations.
7. Culture et
traditions du fleuve
L'habitat
fluvial, phénomène relativement ancien, s'est réellement développé dans les
années 70/80.
Son
existence, qui a donc une trentaine d'années, a créé une réelle communauté,
réunie par une même passion, qui peut revendiquer désormais une culture propre
avec ses rites, ses fêtes et son histoire.
Pour
renforcer cette culture, et permettre une meilleure intégration des bateaux
logements dans la vie et dans l'histoire de la voie d'eau, il est souhaitable
d'encourager la navigation en aidant tous ceux qui veulent commencer à le
faire.
Il faut
aussi reconnaître et apprécier le travail acharné d'un certain nombre de
passionnés, qui a permis la préservation de types de bateaux dont l'usage
commercial n'était plus rentable, et qui auraient aujourd'hui totalement
disparu.
La
conservation et l'entretien de ce patrimoine, mais aussi les idées nouvelles
inspirées par ce choix de vie, doivent pouvoir contribuer à conforter notre
juste place sur la voie d'eau, parmi l'ensemble des autres usagers, dans le
respect des lieux et de l'histoire de la batellerie.
pratique, talents, normes, vivre sur l'eau
normes
jeudi 26 janvier 2017
La faune du Rhône
Les habitants des péniches sont aux premières loges pour observer la faune du fleuve.
Ils en prennent grand soin, même si parfois ils râlent en voyant les castors grignoter les arbres de la ripisylve. Alors, il faut grillager les troncs vite vite pour ne pas voir les arbres dégringoler !
Voici quelques spécimens parmi les plus remarquables.
Les poissons d'abord!
Pas bêtes, il se réfugient entre les péniches et la berge pour ne pas subir les attaques affamées des cormorans.
Le cormoran est un oiseau plongeur qui peut rester jusqu'à une minute sous l'eau et avale 400 gr de poisson par jour, soit 164 kg en un an et 50 fois son propre poids. C'est en cela un prédateur!
Il y a aussi des hérons cendrés qui se perchent sur nos amarres et surveillent les mêmes poissons... ah la la sale temps pour les poissons!
Au printemps, les petits cygnes naissent. Il sont transportés sur le dos de leur maman et vont rester gris pendant encore quelques mois, avant de prendre leur belle couleur blanche immaculée.
Ils en prennent grand soin, même si parfois ils râlent en voyant les castors grignoter les arbres de la ripisylve. Alors, il faut grillager les troncs vite vite pour ne pas voir les arbres dégringoler !
Voici quelques spécimens parmi les plus remarquables.
Les poissons d'abord!
Pas bêtes, il se réfugient entre les péniches et la berge pour ne pas subir les attaques affamées des cormorans.
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| Des milliers de poissons entre les péniches et la berge - photo de Jérome |
Le cormoran est un oiseau plongeur qui peut rester jusqu'à une minute sous l'eau et avale 400 gr de poisson par jour, soit 164 kg en un an et 50 fois son propre poids. C'est en cela un prédateur!
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| le cormoran prend son envol - photo de Julien |
Il y a aussi des hérons cendrés qui se perchent sur nos amarres et surveillent les mêmes poissons... ah la la sale temps pour les poissons!
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| un héron cendré qui dort tranquillement |
Et puis, récemment, un martin-pêcheur aux couleurs éclatantes... encore un qui aime bien les poissons!
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| un martin-pêcheur avec sa proie |
Côté canards, il n'en manque pas. Ils ont coutume de pondre leurs oeufs dans nos jardinières et à l'éclosion, ils sautent dans l'eau comme si ils avaient fait ça toute leur vie (et pourtant c'est haut une péniche!).
Venu d'on ne sait où, un canard mandarin cohabite gentiment avec les canards de nos contrées. Comme quoi, oui oui oui, migration peut rimer avec vivre-ensemble!
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| le canard mandarin et son copain (ici une femelle col-vert) |
Passons aux rongeurs maintenant!
Peu de rats communs sur les bords du Rhône, mais des ragondins (famille des castors et pas des rats!), ces merveilleux animaux à la fourrure dense et brillante sont herbivores essentiellement , mais ne dédaignent pas les moules d'eau douce.
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| ragondin qui se régale des petites herbes |
Et puis, je vous avais promis les castors. Ils sont énormes : 1 bon mètre de long sans la queue. Ils arrivent en général le soir venu et adorent croquer les écorces de saules. Pas sauvages du tout, vous les chassez mais ils reviennent de plus belle une fois que vous avez le dos tourné!
C'est pour les arbres que c'est le sale temps avec eux!
On a même vu un chien se précipiter à l'eau pour tenter d'en attraper un, mais le castor ne s'est pas laissé impressionner. Il s'est éloigné d'un coup de queue et est revenu, cinq minutes après que le chien tout penaud ait abandonné!
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| castor à l'affut d'un beau saule bien croquant! |
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| et voilà le travail! |
Bon, on n'oublie pas les cygnes qui sont légion et chaque matin, tapent du bec sur la coque de nos bateaux, côté fenêtre de la cuisine, pour récolter le bout de pain du petit-déjeuner. Attention, ils ne sont pas très sympa et n'hésitent pas à vous chopper le doigt avec le bout de pain!
pratique, talents, normes, vivre sur l'eau
la faune
vendredi 9 décembre 2016
la ligne de lumière des péniches
Le 8 Décembre, c'est la tradition à Lyon, on fête la Lumière avec des lumignons aux fenêtres*.
C'est ce que nous faisions jusqu'à présent, avec des petites bougies sur tous nos hublots, comme tous les habitants de Lyon.
Mais cette année, Florent eut une belle idée: faire flotter une ligne de lumière de la péniche-logement la plus au Nord, jusqu'à celle la plus au Sud. Quand même 700 mètres... nous doutions!
Mais nos énergies positives réunies, qu'à cela ne tienne! Prestement 100 lumignons flottants ont été acquis avec 700 mètres de corde et le soir du 8 décembre, nous avons disposé et allumé nos 100 lumignons qui ont formé une ligne de lumière depuis le pont De Lattre jusqu'au pont Lafayette, soit un tous les 7 mètres.
Pas facile facile et l'équipage du hors bord de Guy a été sollicité pendant plus de 2 heures dans le froid du soir...
Motivés nous sommes!
Bon il faudra sans doute améliorer le système car nos lampions flottant, choisis en cartons pour ne pas polluer le Rhône avec du plastique, ont duré trop peu de temps.
Mais ce fut une belle aventure collective et nous ne l'oublierons pas de sitôt!
* L’histoire du vœu des Échevins
Une première église dédiée à la Vierge est construite à Fourvière en 1168. Elle est ravagée lors des guerres de religions qui opposent catholiques et protestants (1562). Restaurée, elle accueille les voeux successifs des habitants et des échevins face aux épidémies. Le 8 décembre 1643, les édiles et conseillers municipaux de l’époque (le prévôt des marchands et les échevins), montent à Fourvière pour demander à la Vierge Marie de protéger la ville de la peste qui arrive du sud de la France. Ils font le voeu de renouveler ce pèlerinage si Lyon est épargnée. Ce voeu est toujours honoré le 8 décembre.
C'est ce que nous faisions jusqu'à présent, avec des petites bougies sur tous nos hublots, comme tous les habitants de Lyon.
Mais cette année, Florent eut une belle idée: faire flotter une ligne de lumière de la péniche-logement la plus au Nord, jusqu'à celle la plus au Sud. Quand même 700 mètres... nous doutions!
Mais nos énergies positives réunies, qu'à cela ne tienne! Prestement 100 lumignons flottants ont été acquis avec 700 mètres de corde et le soir du 8 décembre, nous avons disposé et allumé nos 100 lumignons qui ont formé une ligne de lumière depuis le pont De Lattre jusqu'au pont Lafayette, soit un tous les 7 mètres.
Pas facile facile et l'équipage du hors bord de Guy a été sollicité pendant plus de 2 heures dans le froid du soir...
Motivés nous sommes!
Bon il faudra sans doute améliorer le système car nos lampions flottant, choisis en cartons pour ne pas polluer le Rhône avec du plastique, ont duré trop peu de temps.
Mais ce fut une belle aventure collective et nous ne l'oublierons pas de sitôt!
![]() |
| la pose des lumignons |
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| oui oui, sur 700 mètres! |
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| et une fois allumés, le soir... |
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| pas mal, non? |
* L’histoire du vœu des Échevins
Une première église dédiée à la Vierge est construite à Fourvière en 1168. Elle est ravagée lors des guerres de religions qui opposent catholiques et protestants (1562). Restaurée, elle accueille les voeux successifs des habitants et des échevins face aux épidémies. Le 8 décembre 1643, les édiles et conseillers municipaux de l’époque (le prévôt des marchands et les échevins), montent à Fourvière pour demander à la Vierge Marie de protéger la ville de la peste qui arrive du sud de la France. Ils font le voeu de renouveler ce pèlerinage si Lyon est épargnée. Ce voeu est toujours honoré le 8 décembre.
lundi 24 octobre 2016
Nettoyer les fleuves, les habitants des péniches s'y collent!

Les bateaux de l'ARAHF, venus du Rhône avec leurs hors bord, étaient au rendez-vous.
Armés de pinces, de filochons et de grands sacs poubelle, les habitants des péniches avaient sorti les annexes de leurs bateaux (bateaux à rames, hors-bord et même un canoé), pour explorer les abords du fleuve et ramasser les détritus.
Résultat de la matinée? plus de 20 sacs poubelles bien pleins que nous avons soigneusement triés avec l'association We Waste: recyclables d'un côté, verres de l'autre et enfin non recyclables (sacs plastiques, mégots, morceaux de ferrailles rouillés...).
Et puis des objets improbables: une statue, moult barrières, lunettes de WC, roues de vélo, panneaux de signalisation, couvertures bien imbibées et autres détritus indéterminés !
Le prochain "coup de balai" aura lieu sur le Rhône qui en a aussi bien besoin.
Ah la la, quand comprendra-t-on qu'un fleuve n'est pas une poubelle...
Quelques photos pour mieux se rendre compte et rendez-vous sur notre page Face Book ARAHF ou celle de l'ALUVE.
![]() | |||||
| on attrape tout ce qu'on peut |
![]() |
| une belle récolte! |
![]() |
| ah les mégots sur les bords (ceux dans l'eau, on n'a pas pu!) |
![]() |
| et voilà ce qui nous attend sur le Rhône! |
pratique, talents, normes, vivre sur l'eau
Actualités,
vivre sur l'eau
mercredi 28 septembre 2016
Petites réflexions sur l'habitat alternatif
Yourtes, containers aménagés, roulottes, maisons sur roues... et bateaux logement. Une autre forme d'habitat se développe, dans ou hors des villes. Quand on interroge les adeptes de ces habitats alternatifs, on trouve toujours la notion de liberté. Auparavant réservé aux marginaux, ce type d'habitat procède plutôt de la recherche d'un art de vivre que d'un acte réfléchi et rationnel.
Sur le site de "vivre autrement", on lit:
« Depuis que l'Homme s'est sédentarisé, nous avons vécu dans ce besoin de contrôle et de possession de la terre. N’arrivons nous pas à un nouveau virage de nôtre ère ? Les êtres humain changent, le monde bouge… des tentatives de vivre autrement se multiplient. Certains ont déjà franchi le pas vers un autre mode de vie. Loin des critères habituels de la propriété immobilière, ils ont choisi de vivre à leur façon, simplement. Entre expériences fragiles, utopies avortées et celles qui se poursuivent, chacun de ces parcours donne à tous, l’occasion de réfléchir à nos choix de vie."
Il faut sans doute un peu de folie pour accepter de ne pas posséder la terre sur laquelle on a décidé de vivre. Un peu de courage pour braver le qu'en-dira-t-on, faire accepter sa différence de choix de vie et cependant demeurer aux yeux de tous un citoyen comme les autres avec les mêmes devoirs mais aussi les mêmes droits.
C'est ce qu'ont choisi les habitants des 2500 péniches-logement en France. Des familles riches de leurs différences tant au niveau de l'âge, des professions que des origines sociales, et toutes unies par leur amour du fleuve.
Oui, c'est un choix exigent, d'acheter la péniche nue, l'aménager, trouver l'emplacement, assurer les mises aux normes, s'acquitter des taxes d'occupation du domaine public et apprendre à vivre avec les caprices du fleuve.
Mais une fois ces contraintes nécessaires assumées, quel bonheur tout simple de vivre ainsi sur l'eau, dans la ville qu'on a choisie, en harmonie à la fois avec l'urbain et l'humain.
« Depuis que l'Homme s'est sédentarisé, nous avons vécu dans ce besoin de contrôle et de possession de la terre. N’arrivons nous pas à un nouveau virage de nôtre ère ? Les êtres humain changent, le monde bouge… des tentatives de vivre autrement se multiplient. Certains ont déjà franchi le pas vers un autre mode de vie. Loin des critères habituels de la propriété immobilière, ils ont choisi de vivre à leur façon, simplement. Entre expériences fragiles, utopies avortées et celles qui se poursuivent, chacun de ces parcours donne à tous, l’occasion de réfléchir à nos choix de vie."
Il faut sans doute un peu de folie pour accepter de ne pas posséder la terre sur laquelle on a décidé de vivre. Un peu de courage pour braver le qu'en-dira-t-on, faire accepter sa différence de choix de vie et cependant demeurer aux yeux de tous un citoyen comme les autres avec les mêmes devoirs mais aussi les mêmes droits.
C'est ce qu'ont choisi les habitants des 2500 péniches-logement en France. Des familles riches de leurs différences tant au niveau de l'âge, des professions que des origines sociales, et toutes unies par leur amour du fleuve.
Oui, c'est un choix exigent, d'acheter la péniche nue, l'aménager, trouver l'emplacement, assurer les mises aux normes, s'acquitter des taxes d'occupation du domaine public et apprendre à vivre avec les caprices du fleuve.
Mais une fois ces contraintes nécessaires assumées, quel bonheur tout simple de vivre ainsi sur l'eau, dans la ville qu'on a choisie, en harmonie à la fois avec l'urbain et l'humain.
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