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mercredi 29 avril 2015

Un film de Arte sur le Rhône, vraiment très instructif

50' pour tout savoir sur la restauration du Rhône, installez-vous et dégustez!
L'ARAHF se préoccupe du fleuve sur lequel les habitants des péniches vivent. 
Les références des géographes du film, sur les digues sub-aquatiques et épis "Girardeau", avaient déjà été soulignées dans notre blog (http://penicheslyon.blogspot.fr/2013/04/rhone-trop-bas-peniches-echouees-mais.html)
Nous rappelons que celles-ci ont été détruites, sur la partie du Rhône intra-muros, entre le pont de Lattre et le pont Lafayette dans les années 1985 à 1988, lors d'un prélèvement de graviers à but commercial pendant 3 ans. Depuis cette modification du lit du fleuve, liée à l'abaissement des eaux du fleuve par les barrages hydro-électriques, à cet endroit, le Rhône s'ensable inéluctablement...
Verra-t-on un jour des lônes se former dans le centre de Lyon? 


samedi 11 avril 2015

Une péniche sans hélice, ça a l'air de quoi?

Eh oui, c'est très désagréable, en navigation, de perdre tout son appareil de propulsion !
Balthazar (ex Solvay) en a fait la triste expérience et cherche désespérément un monté-baisse et hélice qui va avec, pour être à nouveau naviguant !
Avis à tous ceux qui auraient une info...

Après
Avant


lundi 24 novembre 2014

Une page Face Book pour l'ARAHF

Retrouvez les nouvelles des péniches Lyon sur Face Book en tapant ARAHF ou Association Rhone Alpes de l'Habitat Fluvial.

mardi 18 novembre 2014

Un poème sur le Rhône par Charles Valois - Merci !


Vent du sud
Vent de folie
Le Rhône se prend pour la mer
Il vaguelette, il moutonne
Et sur son dos nu qui frissonne
Viennent se reposer les mouettes

Etourdies, troublées, surprises
D'être saisies en plein coeur
De la ville aux tempes grises
Qui traîne là ses langueurs

Vent du sud
Vent de folie
Le Rhône se prend pour la mer
Quand il claque de la langue
Il se pense un goût salé

Il fait le vaste, il s'arrange
Se donne des horizons
Rève de pays d'oranges
De sable plus blanc que blond

Vent de folie
Vent du sud
Et vent de cheveux fouettés
Vent de regards balayés
Chassé par des branches lourdes

Le Rhône se prend pour le Rhône
Toujours même et toujours autre
D'une autre métamorphose
Tout il peut et tout il ose
Jusqu'au visage d'orage
Quand la colère le tourmente

Vent de folie
Vent du sud
Et presque vent d'épouvante
Tant, que ce vent vous égare
Tant, que la tête vous cogne
Comme au réveil de l'ivrogne
Etourdi par les lumières
Assourdi de cris, de rires
On demeure sans rien dire
Aggrippé au pont de pierre

Charles Valois 1983-2011

mardi 28 octobre 2014

Et voilà ce qui arrive quand le vent souffle fort...

Lors des journées de grand vent, en juin, un grand platane s'est abattu sur... les boites à lettres des habitants des péniches, quai Sarrail !
Plus de peur que de mal puisque personne n'a été blessé, mais c'était impressionnant cette chute.
Il faut dire que les platanes du quai haut, bien que superbes, sont malades et fragiles. Le chancre coloré fait des ravages et les services des espaces verts peinent à détecter ceux qui représentent un danger. Le platane a été scié à sa base et côté boites à lettres, nous attendons que l'assurance prenne en charge leur réparation.

lundi 6 octobre 2014

Les journées de l'Habitat Fluvial

Les Journées de l'Habitat Fluvial, organisées par l'ADHF (Association de Défense de l'Habitat Fluvial- http://www.adhf-f.org/) ont, comme chaque année, réuni les habitants des quelques 600 péniches logement de France à Paris sur le bassin de la Villette.
De nombreuses péniches avaient fait le déplacement pour être au rendez-vous et les stands des prestataires de services ont permis aux propriétaires de bateaux de faire leurs emplettes.

Mais le clou du week end, ce fut la conférence-débat animée par le Président de l'ARAHF Christian Duguet, avec son invité M. Marc Papinotti, Directeur  Général de VNF (Voies Navigables de France), qui a fait un point sur les normes, emplacements, COT, aménagements et entretien des fleuves et berges. 
Il a répondu avec gentillesse et compétence jusque tard dans la soirée à toutes les questions de l'assistance venue se presser pour l'écouter. Direct, précis, sans langue de bois, ses réponses furent particulièrement appréciées.

Bravo au Bureau de l'ADHF pour cette parfaite organisation!

Nous rappelons que l'ARAHF est adhérente active de l'ADHF et ne manque jamais ses manifestations. Bien sûr, nous étions présents et avons pu interroger Marc Papinotti sur les problèmes que connaissent les péniches à Lyon compte tenu des réticences du Grand Lyon à entretenir le fleuve dont il a la responsabilité. Rappelons que le Grand Lyon a demandé à VNF une convention de superposition de gestion pour entretenir les berges du Rhône intra-muros et les bateaux qui y sont amarrés.
A nos questions, M. Papinotti a levé les bras, désespéré: "eh oui, ils ont l'intention de vous virer! Ils ne veulent plus gérer!".
Et concernant le choix du Grand Lyon pour imposer des AOT (Autorisation d'Occupation Temporaire), plutôt que des COT (Convention d'Occupation Temporaire),  Marc papinotti a été très clair: "Oui, chez VNF, nous préférons les COT car il s'agit, contrairement aux AOT, d'un véritable dialogue négocié entre les parties prenantes (propriétaires de bateaux et concédant), avec des droits et devoirs de part et d'autres. L'AOT, elle, est unilatérale...".
Cela résume bien la position intransigeante du Grand Lyon vis à vis de ses concédés! 
Une position vraiment dépassée à l'heure de la concertation et au moment où les habitats alternatifs sont d'actualité dans toutes les villes de France arrosées par une rivière ou un fleuve.
Nous avons répondu qu'à Lyon, il y avait pourtant deux fleuves mais que peut-être la préférence de la collectivité irait plutôt à son troisième ? ;-)

mardi 16 septembre 2014

Toute la vérité et rien que la vérité sur les dragages du Rhône.

Nous entendons des horreurs sur les coûts des dragages par le Grand Lyon.
Le dernier article sur le Progrès tente de rétablir la vérité,  mais un chiffre interpelle, dans la bouche de Roland Bernard (ex Vice Président du Grand Lyon en charge des fleuves lors du précédent mandat): "j'ai dépensé 577 000 Euros en dragages de 1990 à 2013" (donc en 23 ans).
C'est vrai que ce chiffre frappe les esprits...
Si on rapporte la somme à l'année, ça fait quand même 25 000E par an pour toutes les péniches du Rhône.
Pour info, une péniche logement paye 3 400 E/an au Grand Lyon pour avoir le droit de s'amarrer.
3 400E X 14 péniches-logement =  47 600Euros/an dans les caisses du Grand Lyon.

Après l'article du Progrès qui a mis le feu aux poudres, la bataille médiatique se poursuit avec un reportage de TLM et un autre de France 3 la semaine dernière.

Chaque fois, une affirmation péremptoire, dans la bouche de R. Bernard: "on ne va pas continuer à draguer tous les 2 ans !"

Tous les 2 ans? Vraiment?
Alors, nous avons fait un travail de vérification.
Pas des dépenses, nous ne connaissons pas les coûts de ces dragages non programmés et réalisés en urgence... donc sans appel d'offre officiel (cherchez bien les appels d'offre relatifs à des dragages sur le site du Grand Lyon, il n'y en a pas !).

Mais une vérification historique de TOUS les dragages effectués depuis 1989 : nous étions déjà là, nous, bateaux logements, pas M. Bernard ni les personnes qui sont actuellement dans ses services au Grand Lyon.


Historique des dragages sur le Rhône Lyon intra-muros

-       Juillet 1989, 1990 et 1992 : après les prélèvements intempestifs de graviers par l'entreprise Garon-Bedel qui ont modifié le cours naturel du Rhône et sont en partie cause des ensablements,  nécessité de dragages partiels sur une quarantaine de mètres, rive gauche du Rhône en amont passerelle du Collège, pour dégager un bateau logement qui se trouvait là depuis janvier 1984.
 Les travaux ont été effectués par l’entreprise Tournaud et co-financés par les propriétaires du bateau en question, jusqu’à ce que le Grand Lyon leur attribue une place plus en amont.
Depuis, cet emplacement maintenant vide, est devenu une plage qui s’étend d’année en année en remontant vers le bateau suivant plus en amont. 
Normal, le sable appelle le sable!

-        Oct 1996 : dragage global du pont Lafayette au pont De Lattre par le Grand Lyon (entreprise Tournaud). Un dragage décennal normal pour l'entretien du fleuve.

-       Aucun dragage de octobre 1996 à octobre 2011 soit pendant 15 ans (rappel: aménagement des berges du Rhône entre 2005 et 2007)

-       En octobre 2006 : dragage partiel au droit d'un bateau logement, effectué et payé par Lyon Parc Auto (entreprise CARI) depuis la berge, par pelle mécanique et aspiration, en raison de l’accumulation de sable provoqué par le tuyau de sortie des eaux d’exhaure du parking Morand en construction. Mais l’accumulation de sable s’est poursuivie car le tuyau formait obstacle. Il a enfin été enfoui en Juin 2014 par Lyon Parc Auto (entreprise Maïa Fondations). Affaire réglée. Pas un sous n'a été déboursé par le Grand Lyon.

-       octobre 2011 (soit 15 ans après le précédent dragage de 1996) : dragage partiel en urgence depuis le fleuve, par le Grand Lyon, sur la zone aval Pont De Lattre - amont passerelle du Collège, les péniches étant échouées sur le sable accumulé pendant 15 ans. A noter que:
- les sédiments, quoiqu'ayant été analysés et vierges de pollution, ont été évacués par camions et non remis dans le fleuve. Ça augmente le coût... 
- le dragage n'est que partiel, ne prend pas en compte les causes.
- la "plage" en amont de la passerelle du collège, n'a pas été concernée par ce dragage. Elle continue donc à progresser vers l'amont : le sable appelle le sable !

-       Octobre 2013 (soit 2 ans après) : après injonction de l’ARAHF et de l’ADHF  (association nationale des péniches logement) auprès du Grand Lyon de faire les choses correctement et de remédier aux causes (réalisation d'une étude ad'hoc par l'ARAHF), nouveau dragage partiel aval Morand - amont passerelle du Collège. Une partie seulement de la « plage » amont passerelle du Collège est enlevée.
A noter que ce dragage partiel et ne remédiant pas aux causes, a été réalisé par pelle mécanique depuis la berge, donc nécessité de couper les arbres.  Et toujours sans appel d'offres public officiel...



Enfin, un programme décennal d'entretien du fleuve est en préparation. Ce programme propose d'avoir une approche globale et traiter les causes sérieusement.
 (allez signer positivement l'enquête publique dans vos mairies!)
Ouf me direz-vous ! voilà le problème réglé ?
Eh bien non!
Foin de ce programme qui réglerait le problème des dragages partiels successifs pour des dragages complets normaux tous les 10 ans !
 À ce jour,  certains bateaux, n'ont toujours pas reçu leur AOT pour 2015 (autorisation occupation temporaire du domaine fluvial). Elles sont donc menacées d'expulsion dès cette fin d'année 2014, sans savoir où aller!
C'est pas une honte, ça?